dimanche 10 juin 2018

Coup de gueule sur les statistiques étatiques

Ça m'énerve! Et contrairement à Helmut Fritz, le sujet est bien plus important que des soucis de strings....

1) Un taux de chômage bidon

Les stats trimestrielles fournies par l'INSEE, estimées ou corrigées, sont mal interprétées par les journalistes ou par les politiques. Actuellement, nous avons un taux de chômage légèrement en dessous de 10% de la population au sens du BIT (c'est à dire catégorie A, des personnes n'ayant pas travaillé durant le mois, et s'étant actualisées). On fait donc abstraction des personnes totalement découragées ne s'actualisant pas, des chômeurs en formation, des travailleurs à temps partiel percevant encore d'allocations... Vous vous êtes tous doutés que ces stats étaient pipeaux si toutes ces personnes étaient intégrées.

Par ailleurs, nous avons au total 65 millions d'habitants en France, 24 millions d'actifs, 6 millions de chômeurs, soit 18 millions de travailleurs "au travail". Parmi ces 18 millions, 6 millions sont des fonctionnaires ou assimilés. Donc il y a 12 millions de travailleurs dans le privé. Le taux de chômage n'est pas de 10% et quelques comme on voudrait nous le faire croire, il tourne plutôt aux alentours de 50%.

L'économie aurait besoin de créer 30-40% de plus d'emplois dans le privé qu'actuellement pour absorber la totalité des chômeurs. On considère qu'un emploi direct crée un autre indirectement (dont des fonctionnaires). Les statistiques sont normées au niveau international, cependant la façon dont elles sont interprétées, permettent de minimiser l'étendu du travail à accomplir pour que chacun ait un travail.

2) Un déficit mal interprété

Autre sujet, même logique, le déficit de l'état s'élève à 3% du PIB. Quel est le rapport entre le PIB et les recettes / dépenses de l'état? Aucun. Une entreprise ne mesure pas ses dépenses par rapport à l'ensemble de sa branche professionnelle mais par rapport à ses propres recettes.

Les dépenses de l'état (budget 2018) s'élèvent à 329 milliards, les recettes à 244 milliards, soit un solde négatif de -84 milliards d'€. Soit un déficit réel de 84/329=25%. Une entreprise normalement constituée n'aurait pas tenu longtemps. J'en conclus par ailleurs qu'il manque 84 milliards au caisse, sachant qu'il y a 60 milliards d'intérêts à cause de nos dirigeants qui ont préféré emprunter aux banquiers que frapper notre propre monnaie. Pour équilibrer le budget, c'est simple, ne réduisons pas les dépenses, augmentons les recettes. Si on double l'IS (taxation à 66% sur les bénéfices des entreprises) et on double l'IR (certains seront imposés à 200% de leurs revenus), on pourra enfin équilibrer le budget de l'ogre soviétique, environ 90 milliards en plus. Mélenchon l'a rêvé, Tommy-pi l'a réalisé!

samedi 19 mai 2018

BAC+5 et chômage

On parle souvent du chômage des jeunes sans formation mais jamais des diplômés. Qu'en est-il?

D'abord une simple revue des articles existants puis je vous détaillerai mon analyse personnelle.

On retrouve des articles à ce sujet datant des années 2010, le problème n'est donc pas tout récent (voir l'Obs). Dans l'article de l'Obs précédemment cité, on a affaire à un ingénieur (une ingénieure plus précisément, quoi que je déteste la féminisation des noms, passons) qui galère à trouver son premier job à la hauteur de ses espérances. Habitant à Saint-Etienne, zone absolument sinistrée avec un taux de chômage important, malheureusement pour elle, cela l'oblige donc à se déplacer en France pour trouver son premier job occasionnant des coûts supplémentaires. On ne sait pas de quelle école sort-elle, on peut supposer que son cas reste assez marginal malgré la crise qui était passée par là dans ces années-là.

On zappe quelques articles, je tombe sur celui de l'Express daté d'octobre 2014. Parfait, un article complet avec des stats basées sur les données de l'Apec! Comme le titre l'indique, 37% des Bac +5 au chômage un an après l'obtention de leur diplôme. Déjà, il faut savoir, parmi ceux qui ont un emploi, cet emploi est-il bel et bien au niveau du demandeur? Cette information n'est pas explicitée. Dans l'article récent (avril 2018) de l'étudiant, on nous dit que 82% des jeunes dîplomés ont un emploi, dont 53% occupent des postes de cadres. Normalement BAC+5 devrait déboucher systématiquement sur un emploi destiné aux cadres. D'ailleurs, il existe des postes de cadres au SMIC et au forfait. Dans le style corvéable à merci, on ne fait pas mieux!

Quelques blogs traitent du sujet: ici et . On y trouve les points de vue de deux jeunes ayant eu quelques galères pour trouver leur premier job. Intéressant à lire... Enfin, ci-dessous petit témoignage visible sur youtube d'une ex-étudiante de ESC amiens.

Pour mon analyse, lisez la suite.

 

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Des OGM dans nos supermarchés!

Encore un scandale qui passe aux oubliettes! A partager... N'oubliez pas, les OGM sont interdits à la consommation en France et en Europe.

samedi 12 mai 2018

La gueule de l'emploi

Sur la chaîne LCP, je suis tombé sur ce documentaire réalisé par Didier Cros. Assez ancien, puisqu'il a été diffusé au cours de l'année 2015, il est le premier documentaire à présenter le monde cruel du recrutement.

10 commerciaux vont se battre pour un poste dont ils ne connaissent pas, ni le salaire, ni les missions, ni l'environnement. Ils seront humiliés, infantilisés, critiqués. Bref un recrutement de l'horreur. Se battre pour ça? Devant 5 gugus dont l'utilité m'échappe: mobiliser 5 personnes pendant 2 jours complets pour recruter des smicards, je trouve ce procédé hallucinant.

En tout cas, le secteur privé devient de pire en pire, des salariés payés une misère et des conditions de travail catastrophiques. Il est loin le temps où on pouvait être payés 10k€ en étant un cadre moyen chez un cigarettier français... Il semble aujourd'hui préférable de se tourner vers le secteur public: catégorie B payée 2500€ brut en fin de carrière pour le niveau bac ou encore 3100€ brut instituteur des écoles (voir la grille). Un poste garanti à vie, demandé, sans stress, et valorisant, difficile à faire la fine bouche de nos jours.

La semaine prochaine je préparerai un article complet sur le chômage des BAC+5.

A bientôt!

 

mercredi 14 février 2018

Aide à domicile et auto-entrepreneur: le duo gagnant?

L'aide à domicile, un secteur peu rentable

Faut pas se leurrer, gagner des sous en faisant des services à domicile n'a jamais rapporté gros.

Il y a encore quelques mois, j'ai pointé au pôle emploi, j'ai innocemment demandé à mon conseiller les secteurs d'activité qui recrutaient.

Il m'a répondu: "l'aide à domicile et également..." et c'est tout en fait. Pas grand chose donc et rien d'enthousiasmant. Au même moment, ma conjointe venait d'être licencée de son job de commercial dans l'une de ces boîtes vendant des services aux particuliers.

Expliquons de 2-3 choses sur ce secteur d'activité.

Les prix oscillent entre 19€ et 25€ /h (en idf pour la tranche haute). Les tâches consistent à faire la cuisine, le ménage, les courses etc... chez un particulier. En parrallèle, l'entreprise fournit une attestation fiscale qui permet au client de bénéficier d'un crédit d'impôts de -50%. Du coup, le coût d'une prestation, en tenant compte de cette réduction fiscale impactant l'IR l'année suivante, n'est que de 9,5€/h à 12,5€/h. Sachant qu'un salarié au SMIC coûtent à l'entreprise (ou l'association) environ 11€/h CP et réduction Fillon incluses.

A cela s'ajoute d'autres coûts directs, par exemple la gestion d'une paie par un cabinet extérieur au alentour de 20€/mois, une mutuelle à 15€/mois mini pour la part employeur, les IK ou l'amortissement + carburant d'un véhicule mis à diposition. D'après mes lectures à droite et à gauche, cet élément est rarement pris en charge par l'employeur. (vous jugerez par vous-même la légalité de la chose...)

Pour les coûts indirects, il faut supporter le coût du gérant ou du commercial cherchant les missions, le local, comptable, et autres frais généraux...

Soyons franc à 19€/h, je ne vois même pas comment il est possible de faire des bénéfices. Les intervenants servent de variable d'ajustement, ne sont pas sérieux, peu motivés, et payés moins du SMIC mensuel puisqu'ils travaillent à mi-temps, 20h, 25h, jamais 35h. Leur salaire ne dépasse pas les 800€ net/mois, difficile d'être motivé dans ces conditions. Sans compter, la cerise sur le gâteau, les indemnités kilométriques qui ne sont pas prises en charge par l'employeur.

Un secteur qui recrute, check. Un secteur qui ne paie pas, check. Alors toujours motivé(e)? Lisez la suite.

 

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